La visite du Premier ministre chinois, Li Keqiang, a permis la signature de plus de 20 milliards d’euros d’accords. La France peine néanmoins a attirer les investissements chinois. Record battu! Si l’importance d’une visite officielle se mesure au montant de contrats annoncés, alors celle que vient d’achever Li Keqiang , le Premier ministre chinois, est un succès. A Paris, puis Marseille et enfin Toulouse, chacune de

ses étapes a été marquée du sceau de la relation économique.

Grands groupes français

En plus des 18 milliards d’euros d'accords signés à Matignon au premier jour de la visite, l’autre vague, d’une valeur de 3,5 milliards d’euros est venue s’ajouter, jeudi. Cette fois figurent notamment sur la liste des accords d’investissements croisés de 2 milliards d’euros, via des fonds franco-chinois. Le groupe de tourisme Pierre et Vacances a quant à lui signé un accord pour développer ses Centers Parcs en Chine et en Asie. Schneider Electric a noué un contrat estimé à 500 millions d’euros avec le groupe chinois de matériaux de construction CNBM pour la gestion de la consommation énergétique de bâtiments et d’usines. Alcatel Lucent a décroché deux « accords-cadre » pour fournir des équipements de télécommunications à des groupes chinois hors de Chine, principalement en Afrique, pour un montant total de 1,3 milliard d’euros. Quant à Huawei, l’équipementier et fabricant de smartphones chinois, il a signé un accord d’un montant de 500 millions de dollars avec STMicroelectronics pour la fourniture de composants. Engie a par ailleurs conclu un accord d’un montant d’environ 100 millions d’euros pour la livraison de gaz naturel venant de Norvège ou d’Afrique à Beijing Gas Group.

Course aux commandes

Enfin, lors de la visite des installations d’Airbus, juste avant son départ de France, Li Keqiang a paraphé un dernier accord prévoyant l’extension du site chinois de Tianjin avec l’installation d’une unité d’aménagement des cabines (150 millions d’euros). Concrètement, les avions assemblés à Toulouse s’envoleront de France , vides et non peints à une cadence, dans un premier temps, de deux appareils par mois. Les cabines seront ensuite installées dans l’usine de Tianjin.

Cette course aux commandes et la surenchère engagée dans les montants dévoilés -Xi Jinping l’an dernier avait passé commande pour 18 milliards d’euros- a d’une certaine manière éclipsé les autres grands thèmes de la visite, comme l’engagement de Pékin sur des objectifs climatiques, ou encore l’entrée de la Chine au Centre de Développement de l’OCDE, dont le siège se trouve à Paris.

Valls n’oublie pas le volet investissements

Comme il le fait à chaque fois, Manuel Valls n’oublie pas le volet investissements. Le chef du gouvernement a adressé à son homologue une demande en bonne et due forme à l’intention des investisseurs. « Venez vous installer en France ! La France saura toujours répondre à vos attentes et à vos ambitions », a-t-il lancé, précisant que la France souhaite offrir à la Chine « le dispositif d’accueil le plus attractif de tous les pays européens ». Le Premier ministre qui intervenait en clôture d’un forum économique à Toulouse a rappelé combien les investissements chinois étaient insuffisants en France, qui a draîné moins de 1 % du total des flux directs à l’étranger. (Michel De Grandi, les Echos.fr)

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