L'économie chinoise ne représente pas de "danger important", selon Michel Sapin. La France encourage l'essor international du yuan et son inclusion dans le panier de devises du FMI, a affirmé vendredi 18 septembre Michel Sapin. Il a assuré que l'essoufflement de l'économie chinoise ne représentait "pas de danger important" pour la stabilité mondiale. "La situation chinoise mérite qu'on y soit très attentif, mais elle ne

mérite pas qu'on se fasse peur", a expliqué devant des journalistes le ministre français des Finances, en visite à Pékin. La France continue en effet de soutenir la montée en puissance du yuan "parallèlement" à celle de l'euro. Le but : que les deux monnaies "puissent avoir un poids dans les institutions internationales et dans les échanges qui corresponde au poids des économies" européenne et chinoise, avait peu avant assuré Michel Sapin. Des propos prononcés en ouverture de la troisième session du "Dialogue économique et financier" entre les deux pays.

Le gouvernement fait confiance à la Chine. En particulier, Paris se montre "favorable" à l'intégration du yuan dans les Droits de tirage spéciaux, l'unité de compte du Fonds monétaire international (FMI). Il est actuellement composé de quatre devises (dollar, euro, livre et yen). La soudaine dévaluation cet été du renminbi, la monnaie chinoise, avait été largement perçue comme un effort de Pékin pour doper l'activité et avait provoqué de vives turbulences. Mais cette mesure "tendrait plutôt à rapprocher le yuan" de sa valeur réelle sur les marchés, a tempéré le ministre. Alors que le récent effondrement des Bourses chinoises a avivé les craintes d'un ralentissement brutal de l'économie chinoise, moteur de la croissance mondiale, Michel Sapin s'est voulu rassurant, y voyant "une correction nécessaire". Il a ajouté que la France faisait "confiance à la Chine" pour "rééquilibrer" son modèle économique vers la consommation intérieure. Attendue à "environ 7%" par Pékin, la croissance chinoise devrait enregistrer cette année sa plus faible performance depuis un quart de siècle, sur fond de contraction du secteur manufacturier. Lors de la visite, des projets de coopérations, notamment dans les secteurs de l'aéronautique et du nucléaire civil, ont par ailleurs été abordés. Mais "aucun des dossiers n'est aujourd'hui conclu", a affirmé Michel Sapin.(ressource : RTL  Le ministre des Finances Michel Sapin le 17 avril 2015. par Arièle Bonte , Avec AFP publié le 19/09/2015 à 05:49)

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